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Un Amazon québécois? Faudrait être plus précis.

Car Amazon, c’est au moins cinq grandes “idées” ou volets, sans même parler de Zappos, Goodreads ou IMDB, des dizaines d'autres compagnies achetées par Amazon à coup de milliards de dollars (126 compagnies, d'après Inc. Magazine, mai 2017).

1. Amazon, le détaillant

Amazon est un détaillant au sens classique du terme, c’est-à-dire le fait de sélectionner lui-même les items à vendre. La sélection est un défi en soit, en particulier anticiper la demande, notamment pour les jouets à Noël. 

Les efforts d’Amazon comme détaillant sont bien sûr presque uniquement en ligne, sauf quelques expérimentations de magasin physique.

2. Amazon, le service de gestion des commandes (fulfillment) pour des marchants

Plutôt que de créer sa propre boutique en ligne, un vendeur peut retenir les services d’Amazon pour présenter ses produits, mais surtout, il peut demander à Amazon de se charger l’inventaire de l’entreposage, de la manutention et de la livraison, bref, du fulfillment, en anglais. C’est donc une solution clé en main pour le vendeur, qui n’a qu’à fournir l’information sur ses produits et à expédier des stocks de produits chez Amazon. Cette solution s’adresse surtout aux fabricants ou marques eux-mêmes.

En passant, Amazon utilise plusieurs compagnies de livraison différentes, plutôt qu’une seule comme font 95% des détaillants en ligne québécois. Amazon est donc très féroce en ce qui concerne d’avoir le meilleur prix. Pour un épisode révélateur à ce sujet, lire The Everything Store: Jeff Bezos and the Age of Amazon

Amazon, le “marketplace”

Amazon c’est aussi une place de marché (“marketplace”). Un marchand peut proposer ses produits sur Amazon, mais en continuant à se charger de toute la logistique une fois la vente effectuée (entreposage, livraison, service à la clientèle, retours, etc.)

Même vous et moi pouvons vendre sur cette place de marché, par exemple un livre usagé.

Le principal problème de ce volet pour les consommateurs est le problème des produits contrefaits, qui sont très nombreux sur Amazon, mais difficile à identifier pour l'internaute. D'autant plus qu'Amazon identique simplement De : "[nom de la marque]" dans la fiche du produit, sans distingué si c'est officiellement cette marque qui fait la vente ou si c'est un revendeur qui fait cette prétention. 

4. Amazon, le service d’hébergement de données

Amazon c’est aussi un service d’hébergement infonuagique (probablement le plus grand, à confirmer). AWS (Amazon Web Service) permet aux entreprises comme Pinterest, Foursquare, Netflix, et beaucoup d’autres, de payer seulement à l’utilisation pour leur besoin en stockage et en bande passante. Et d’obtenir du même coup une extension de capacité presque infinie, sans aucun investissement à long terme, ni de complexité technique.

Par contre, quand AWS plante, des tonnes de sites plante en même temps. Et ça arrive assez souvent.

5. Amazon, le 2e Netflix + iTunes

Amazon c’est aussi à la fois un genre de Netflix, c’est à dire à la fois un distributeur de contenus vidéo et musicaux (abonnement Prime), et un producteur de films et surtout de séries télé. Mais c’est aussi un genre d’iTunes, permettant l'achat et location à la carte de film et séries télé. Amazon vient de commencer, timidement, offrir ce volet au Canada.

Et plein d’autres volets

Je n’entrerai pas dans les détails, mais avec sa marque AmazonBasics, Amazon propose même des produits avec sa propre marque (et ce sont de bons produits d’après ce que j’entends).

Alors, quand on dit qu’il faut créer un Amazon québécois, de quels volets de la compagnie parle-t-on ?

Alexandre Taillefer, dont je n’ai pas vu l’entrevue je dois l’avouer (elle ne serait plus disponible?), semble faire référence au volet 2. Est-ce que c’est bien ça? C'est ce j'en comprend d'après l'article dans l'Actualité, qui semble le plus précis.

Alors, est-ce que ça serait une bonne chose d’avoir un Amazon québécois, volet 1,2 et / ou 3? Est-ce qu’il faut qu’il soit québécois ou canadien ça serait assez? D'un point de vu logistique et légal, ça serait surtout pertinent d'avoir un compétiteur canadien (billingue).

La mutualisation des efforts peut prendre plusieurs formes

Pour ce qui est du volet 2 (fulfilment), nous avons au Québec un très bon exemple. Le site Les Libraires (http://www.leslibraires.ca), sont une initiative qui va en ce sens, mais uniquement pour les librairies. 

Je trouve que c’est une très bonne initiative. Bien sûr, j’ignore leur budget annuel et il ne sera certainement pas facile pour eux de suivre le rythme. Par exemple, quand pourra-t-on payer avec ApplePay? Mais c’est à mon sens ce qu’il faut faire.

Pour ce qui est de mutualiser des solutions logicielles en commerce électronique, il y a maintenant plusieurs solutions peu coûteuses (mais qui demande tout même un effort). Je pense par exemple à Shopify, qui maintenant permet de créer sa propre boutique en ligne, mais aussi de publier son catalogue de produit sur Amazon. D’une pierre deux coups.

(En passant, Shopify, c’est canadien. Et c’est le leader sur le marché nord-américain. Et ils ont des bureaux importants à Montréal. C'est déjà bien il me semble, non?)

Pas de profits substantiels pour Amazon (pour l’instant)

Pour ce qui est du volet 1 (détaillant), il faut se rappeler qu’Amazon n’a pratiquement jamais fait de profits comme compagnie, quoique j’aimerais bien savoir ce qu’il en est pour le Canada (leurs chiffres précis ne sont probablement pas publics, en tout cas, je n’en ai jamais entendu parler). 

Ma question est donc celle-ci : concurrencer une compagnie qui ne fait pas de profits, est-ce que ça intéresse quelqu’un ?

Centre d’achat virtuel ?

Pour ce qui est du volet 3 (marketplace), je crois qu’il faut vendre où les internautes magasinent. Et ils magasinent sur Amazon. Pourquoi? Dans la 2e partie de cet article, je vais tenter de répondre à cette question.

Conclusion

L'idée de mutualiser les efforts des détaillants québécois en terme d'entreposage, de logistique et gestion des commandes n'est pas mauvaise. Est-ce qu'il s'agissait là l'idée qu'Alexandre Taillefer voulait lancer? Si oui, il y a un potentiel mais je ne crois pas qu'Amazon était la bonne entreprise à utiliser comme exemple car peu semble savoir ce que fait Amazon.

À suivre

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Deuxième partie (à venir) : les raisons du succès d’Amazon.

Direction artistique pour la Grande tournée des maisons neuves en Mauricie

Comme vous le savez peut-être, je me cantonne habituellement au design fonctionnel, mais pour ce projet, je suis allé jusqu’à la direction artistique (et je dois dire que j’ai beaucoup aimé m’impliquer à ce niveau).

Il s'agit diapos de ma présentation de la direction artistique pour le nouveau site de la Grande tournée des maisons neuves en Mauricie (qui est à la fois un événement annuel et un catalogue d’habitation à vendre, parfois regroupées en projet).

Les diapos, accompagnant ma présentation orale, se voulaient une introduction aux maquettes des gabarits (que je partagerai bientôt). Elle comprend à la fois des recommandations de contenus, de traitement photo, de couleurs, et de typographies).

 

Pourquoi éviter Purolator pour votre commerce électronique ?

Parce que, contrairement aux concurrents (Poste Canada, UPS, FedEx) :

1. Purolator ne fait qu'une seule tentative de livraison.

À ma connaissance et d'après d'autres témoignages.

2. Si vous manquer la livraison, il faut aller chercher votre colis à l'autre bout du monde

Alors que les autres compagnies ont beaucoup de points de service, donc offre une cueillette facile.

3. Les livreurs de Purolator ne semblent pas prendre la peine d'utiliser les Intercom dans un immeuble.

J'en ai eu la preuve, 4 fois de suite. Le dernier livreur avait l'air peu surpris : "Oui, certains livreurs ne prennent pas la peine". Pourtant, d'après un représentant de Purolator contacté sur Twitter, ils doivent le faire.

 

 

Pas convaincu? Allez lire les commentaires sur Google

Ce n’est pas plus de créativité dont on a besoin, c’est plus … de pensée critique (série)

Ce que j'entend par pensée critique : penser par soi-même essentiellement.

The National Council for Excellence in Critical Thinking[2] defines critical thinking as the intellectually disciplined process of actively and skillfully conceptualizing, applying, analyzing, synthesizing, and/or evaluating information gathered from, or generated by, observation, experience, reflection, reasoning, or communication, as a guide to belief and action. https://en.wikipedia.org/wiki/Critical_thinking

Exemple :

La Caisse de dépôt et placement a perdu 25 % de l’avoir de ses déposants, ou 39,8 milliards de dollars, justement à cause de son manque de pensée critique. Ses spécialistes de la finance auraient pu du investiguer davantage avant d'investir 40 milliards (et plus) dans le "papier commercial", mais ils ne l'ont pas fait.

http://www.lactualite.com/lactualite-affaires/le-blogue-economie/cinq-ans-apres-le-point-sur-lannus-horribilis-de-la-caisse-de-depot/

D'autres l'avaient pourtant prévu. À voir ou à lire :

Anglais : http://www.goodreads.com/book/show/26889576-the-big-short
Français : https://www.amazon.ca/casse-du-si%C3%A8cle-Michael-Lewis/dp/2355840539

Ce futur article fera partie d'une série. En attendant, suivez-moi en cliquant sur un des liens dans le bas de page.